J’interroge les limites, parfois si ténues, entre abstraction et figuration, par la reconstruction d’un réel morcelé.

En amont, on trouve un processus instinctif de collage miniature où les fragments extraits de leur contexte, ces détails isolés, s’articulent dans une recherche graphique de la composition. Elle s’appuie sur des jeux de lumière, de transparence et de contraste, d’aplat et de texture.

Par le changement d’échelle et le traitement plastique, je tente de rendre compte de la complexité de la vision, des multiples sens de lecture, pour que l’appréciation du visible conserve son caractère insaisissable. L’interprétation toujours changeante, évolue selon les différentes focalisations.

Comme un filtre kaléidoscopique, la traduction plastique aboutit à un patchwork onirique, à une combinaison d’énigmes visuelles.
Ces apparitions imaginaires, parfois furtives, s’immiscent entre plusieurs réalités, cherchent la faille qui conduit à un univers fantastique, minéral, végétal, et ouvre une lucarne sur d’autres horizons, d’autres perspectives; comme un travail de cartographie de paysages mentaux.